J'ai retrouvé ma place
Dans l'ombre de la nuit,
Je surplombe mon empire
Dans l'encadrement du monde,
L'obscure m'appartient ;
Je règne sur la ruelle mal éclairée
Et je n'en vois plus la fin,
Mes terres s'étendent à perte de vue,
Je suis fière...
Le vent me transperce
Et son empreinte reste en moi,
Marque indélébile...
Comme un souvenir.
De mes mains glacées, j'entour mes genoux sérés.
Seul mon sang réchauffe le marbre dont je suis faite.
A présent, je ne sens plus la différance
Le vent, le froid, nous ne faisons qu'un,
Mais c'est seul que je brave la solitude nocturne.
Mes pensés sature mon esprit,
Ma tête tourne, comme dans un manège.
Ma grandeur est démesurée...
Le noir de mes yeux scrute le vide,
Le même dans lequel vous vous trouvez...
Je ne connais plus ce monde,
Et seul le mien est doux à regarder...
Une caresse sensible,
Une mélodie visuelle,
J'embrasse le ciel.
Lui seul me connaît ainsi,
Lui seul sait.
Dans ma tête, la déferlante s'apaise peu à peu,
Je vais redescendre sur le monde,
Votre monde,
Encore deux bouffés...
L'air urbain est si froid ce soir,
Laissez moi profiter...
Je redescend je vous le promet,
Mes yeux ce ferment,
Certaine de les rouvrir sur votre réalité,
Laissez moi profiter...
Juste...
Une bouffé...
aUde*